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lundi 9 avril 2018

en passant par le cimetière allemand de Vladslo (Belgique)

Le cimetière militaire allemand de Vladslo est situé à environ trois kilomètres au nord-est de Vladslo, près de Dixmude, en Belgique. Créé pendant la Première Guerre mondiale, il abrite 3233 sépultures de guerre. En 1956 on y a concentré les sépultures de nombreux petits cimetières des environs, et on y trouve à présent les restes de 25 644 soldats. Chaque pierre porte les noms de vingt soldats, avec seulement leur grade et les dates de leur mort. 
  



Le cimetière est administré par la Commission des sépultures de guerre allemande (Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge) qui a également la charge des trois autres cimetières militaires allemands en Belgique : Langemark, Menin et Hooglede.
  






Le cimetière contient aussi une statue – Les parents en deuil – œuvre de Käthe Kollwitz. Sculptrice allemande, qui a dédié cette statue à son plus jeune fils, Pieter, tombé à Esen, non loin de là, le 23 octobre 1914. Les yeux du père sont fixés sur la neuvième pierre à partir de lui, c'est là qu'est écrit le nom de son fils.
  


Passé le pavillon d'entrée, un panneau indique que le wifi est gratuit pour accéder à une application permettant d'avoir toutes les informations sur le cimetière et ses sépultures

jeudi 29 mars 2018

au cimetière allemand de Frasnoy

Proche du Quesnoy, entre Orsinval et Gommegnies, loin du centre du village de Frasnoy, se trouve le cimetière militaire allemand. Proche de la ville fortifiée du Quesnoy, le village a souvent subi les combats tout au long de l'histoire. La Grande guerre ne fait pas exception. Dans le cimetière allemand de Frasnoy sont rassemblés 4 447 corps de soldat allemands, dont 3 038 tombes et 1 449 anonymes en ossuaire.









mercredi 28 mars 2018

au coeur de Bavay

Bavay dans le Nord est le point de départ de sept chaussées Brunehaut.
Placée au centre d’un nœud routier, Bavay était le passage obligé entre la Germanie et le port de Boulogne-sur-Mer, tête de pont vers la Bretagne (Grande-Bretagne actuelle)et siège de la Classis Britannica
   

Les autres voies, sept au total, reliaient la cité des Nerviens aux capitales des cités des peuples voisins (Amiens via Arras, Tongres, Cassel, Trèves à l’est et Reims au sud). Sa position est stratégique sur le plan militaire, mais très vite ces voies à vocation militaire (le futur empereur Tibère transite à Bavay avec ses armées vers l'an 4) sont utilisées à des fins commerciales.

 
 
Au centre de la place du bourg, une colonne heptagonale monumentale, érigée en 1872, surmontée de la statue de Brunehaut, reine d’Austrasie, mentionne, sur ses sept faces, sept directions. Les destinations en sont des capitales administratives de la Gaule belgique.


lundi 5 mars 2018

autour du château de Nampont (Somme)


Dans le département de la Somme, pas très loin de la limite avec le Pas-de-Calais, le "château" de Nampont est en fait une maison-forte, sise à l'exterieur du village.


Le fief de Nampont est cité dès 858 et appartint à la famille de Nampont jusqu'à la fin du XIIIe siècle puis à la famille de Bernâtre en 1335 avant d'échoir à la famille du Quesnoy en 1377. Après 1380 fut construite la porterie d'entrée. Au XVe siècle, Jean de Biencourt fut seigneur de Nampont. La seigneurie passa ensuite à Josse de Vaudricourt qui épousa Marie de Biencourt.
François Ier réunit, dans le château, les membres du parlement de Paris, en 1517, pour ratifier le Concordat de Bologne.
En 1635, les troupes du roi d'Espagne pillèrent le château. Il fut par la suite reconverti en poste douanier pour la perception de la gabelle.


En 1570, Anne de Vaudricourt transmet ses biens à la famille de Monchy d'Hocquincourt qui finit par vendre le château en 1712 à Becquin qui effectua les réparations nécessaires après les invasions espagnoles. La famille du Maisniel nouveau propriétaire poursuivit les réparations. Gédéon du Maisniel, propriétaire à partir de 1798, remplaça le pont-levis par un pont dormant et fit apposer ses armoiries à l'entrée.
 

La maison forte de Nampont est un édifice polygonal du XVe siècle construit autour d'une cour rectangulaire protégée par des douves en eau, alimentées par des sources. Une tour ronde au nord-est renforce le système défensif. Au sud-est, l'entrée est composée d'une porte charretière et d'une poterne aujourd'hui bouchée. Cette entrée était défendue par deux tours en éperon. Un pont-levis permettait de franchir les douves à chaque porte. Sont encore visibles les consoles de mâchicoulis construites au XVe siècle, postérieurement à la construction de l'entrée. Jadis pourvus d'un chemin de ronde dont il ne subsiste que quelques éléments, les murs défensifs sont percés de nombreuses meurtrières en pierre dure.
Au XVIe siècle, le système défensif est modifié pour être adapté à l'artillerie : des bouches à feu rectangulaires à double ébrasement sont percées à la base des tours en éperon, sur le flanc est et à la base de la tour ronde. Au nord, sont percées des canonnières arrondies.
 
 
Un puits octogonal ouvragé demeure dans un coin de la cour intérieure. Au nord, une tourelle d'escalier permet d'accéder aux étages supérieurs. La reconstruction du XVIIe siècle a gardé une partie du chemin de ronde percé de deux meurtrières ébrasées. Il donne accès au second niveau qui à partir de 1725, sert de poste de perception pour la gabelle.
En 1944, la courtine ouest avec un tour qui abritait des bâtiments agricoles est détruite par les bombardements. Des restaurations contemporaines visent en particulier à réparer les dommages de la Seconde Guerre mondiale.

mardi 27 février 2018

tradition oblige : Impossible de songer à une bande des pêcheurs à Dunkerque sans sortir le Reuze...





L'orient à Noyelles-sur-Mer

Pas très loin de la frontière entre Pas-de-Calais et Somme, dans la préfecture d'Amiens, le cimetière de Noyelles-sur-mer, sis au hameau de Nolette, à l'écart des habitations, un cimetière britannique abrite de nombreuses sépultures de travailleurs chinois, engagés pour l'effort de guerre anglais. Assignés à résidence, soumis à des conditions d'une extrême dureté, confinés, ils payèrent un lourd tribut à la grippe espagnole, preuve en est du nombre terriblement élevé de décès intervenus après l'armistice, et notamment au cours de l'année 1919. Le mur d'enceinte porte en outre les plaques tumulaires de plusieurs travailleurs décédés sans que l'on ait disposé de la dépouille mortuaire. 
Un lieu à visiter pour une seconde spécificité, c'est que s'il correspond bien aux canons des sépultures militaires britanniques, l'entrée en est marquée par une porte de style sinisant grévées d'idéogrammes chinois. Le lieu est de plus une destination de pélerinage pour la diaspora chinoise en France.






 


du plus loin de l'Empire britannique

La Grande Guerre fut qualifiée dès 1915 de "guerre universelle". Il est vrai que contrairement aux précédentes, tout le monde fut touché, que ce soit dans les familles (en France aucune commune sans monument où les noms de soldats tombés au champ d'honneur!) ou par le nombre de nations impliquées: métropoles ou colonies et protectorats, tous payèrent un lourd tribut.
A quelques kilomètres de Montreuil, à la Neuville (62), connue pour sa chartreuse, sur un flanc de colline, en bordure d'une route étroite (impossible de se garer voire de se croiser), un petit carré de terre britannique accueille les sépultures de soldats indiens, musulmans ou hindous, unis par le sacrifice pour l'empire britannique.